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2006 - Quand on veut on peut

Par Masterpitrou

29 Juillet 2006 - 1639m Vz 5,6m/S 22KM 1h10
 
 
A 14h30 j’arrive sur Douelle après être passé à Montvalent et au Roc sur la vallée de la Dordogne. Et oui, le trop faible vent météo m’a fait tergiverser, mais un coup de fil à Olivier Valade à Douelle me rassure sur la fin de journée « ça va s’allumer vers 16h00 » dit-il, alors au lieu de logiquement, patienter en piquant une tête dans la Dordogne et remonter à nouveau tenter ma chance au Roc et aussi par peur de rentrer bredouille sur Poitiers, je pousse jusqu’à la vallée du Lot, la sachant un peu plus généreuse. Pourvu que je n’aie pas à le regretter. Soudain, sur la trajet de la nationale direction Cahors, le ciel s’organise à toute vitesse et magnifiquement, enfin et comme prévu. Après la traîne bien trop active de la veille, l’instabilité est encore là avec un air beaucoup plus sec. A Douelle donc, au déco à 300m, toujours pas un souffle, il y a étonnamment peu de monde (à peine une dizaine de mordus), mais beaucoup auront certainement déserté le site dès le début de l’après midi vu l’absence totale de vent.
La balise crachote inexorablement sur nos radios ce que nos sensations nous disent, vent 8km/h, 12km/h , 6km/h et en plus c’est complètement travers ouest. Rageant vu le ciel. Comment pouvoir atteindre la base des nuages 1300 m plus haut. Le déco est écrasé par la chaleur, les quelques irréductibles d’une journée décidément plus adaptée aux planeurs (qui nous narguent), se mettent à l’ombre.
15h20, Jean-Luc se lance pourtant dans le trou au bénéfice d’une misérable bouffe de face. Il se colle sur les pentes ouest et exploite magnifiquement ce que dame nature veut bien donner aujourd’hui. Jean-Luc c’est à priori du tout bon, une leçon à voir, des virages super propres et cadencés à merveille, dans du tout petit positif. A force, il monte et comme d’habitude dans ces cas là tout le monde l’envie, il a choisi le bon créneau et c’est tant mieux pour lui. Il est à environ +200 , +300, mais n’arrive pas à monter au plaf, beaucoup plus haut aujourd’hui. Le président du club local qui aurait pu s’appeler Lapalisse, dit que c’est Jean-Luc le mieux placé pour partir en cross, tout le monde scotché au sol est plié de rire, car personne n’imagine qu’il puisse se passer quelque chose d’intéressant aujourd’hui.
 
15h55, ça fait une bonne d’1/2 heure que l’on est deux au bord du déco à attendre notre chance, Jean-Luc reste au frais, 200 à 300 m plus haut que le déco sans toutefois pouvoir tenter l’aventure. Plusieurs faux espoirs, puis la biroute, après quelques convulsions désordonnées, présente enfin un profil flatteur. Il ne faut pas hésiter c’est peut-être la deuxième et dernière chance de la journée et ça marche, ça tient même au-dessus du déco, plus besoin d’aller sur les pentes ouest. Les autres sortent très vite de leurs tanières après tant de frustrations. Rien de très facile pourtant, toujours pas de quoi s’appuyer confortablement sur le relief et attendre le cycle qui nous jettera vers une de ces belles meringues. Au gré de nos trajectoires on monte, on descend, par petite grappe. Une confluence se dessine entre la pente Nord et la combe sud-ouest, de quoi prendre opportunément encore un peu plus de hauteur, mais pas autant que les deux ailes 150 m au dessus de moi, ça ne fait rien. Alors qu’elles rentrent sur la rivière, je me place dessous, les croise et décale confiant bien derrière le déco, à seulement 600m QNH (théoriquement pour partir de Douelle un 800 à 900 est beaucoup plus raisonnable). Il est maintenant trop tard pour revenir en arrière, mais je suis venu pour faire un tant soit peu de distance. Je sais que le premier kilomètre derrière est plus que scabreux à poser, mais le vent est tellement faible que j’insiste sur un axe qui me parait logique, dans du presque zéro. A km 4 plus rien, je glisse vent de cul et commence à repérer les point de posé. Après une combe, à altitude plus basse que l’altitude du décollage ( !!!!), je prends un bon coup de pied au derrière, j’entends, des cris d’enfants qui plongent dans une piscine, je suis à 100m sol et reparts pour plusieurs tours. Satisfaction, je ne m’étais jamais refait aussi bas. Cela ressemble maintenant à ce que j’aime : chasser la bulle vers l’avant, toujours vers l’avant et en point de mire, un nuage enfin digne de ce nom, alors que je survole les faubourgs sud de Cahors. Il tire enfin et tout devient aisé. Le vario hurle et j’enroule sur 500 m du 2 à 4m/s intégré, le panard vu d’où je viens. La dérive est toujours aussi faible, mon logiciel Soaring Pilot sur le Palm, couplé au GPS, m’indique entre 9 et 12km/h 140°, au gré de mes spirales. Je rentre à 1620 dans la ouate une petite minute, avant de faire les oreilles et revoir le sol. Il fait froid en short et tee shirt alors je vais au soleil. Le prochain nuage qui me tend les bras est magnifique et il semble encore plus haut. Problème il est à l’aplomb de l’aérodrome de Lalbenque, on est le week end et les parachutistes tombent des nimbes comme à gravelotte, un balai de pilatus colore le ciel devant moi. J’enrage, l’aventure vient seulement de commencer et c’est déjà le début de la fin. Sur un axe plus Est, le prochain nuage est bien trop loin je contourne quand même la zone par la gauche sans trop d’espoir de reprendre quelque chose et glisse le plus loin possible. Il aurait fallu prendre la décision de changer de rue beaucoup plus tôt, au plafond, mais j’ignorais alors que mon axe traversait la zone de Lalbenque. Une aile qui est partie après moi, et son pilote (Jean-Luc à posteriori) certainement meilleur stratège et plus patient passe sur le bon axe sous un nuage, il dit à la radio qu’il se posera bientôt pour faciliter la récup (résultat 46 km). Moi j’étais prêt à tout, même aux pires galères de récup, pour sortir un joli vol, mais ce ne sera pas cette fois là. Je me console en me disant que je tiens toujours mon challenge personnel avec 100% (7/7) de réussite sur toutes mes sorties en plaine de l’année en treuil et sur site à relief. Certes pas toujours de quoi déclarer à la CFD, mais à chaque fois un gain, une extraction, un cabotage aérien. Après la météo, je vais plutôt bosser le coté stratégique du vol.
 
Un petit coop de stop, un jeune couple me récupère et me ramène jusqu’à Douelle, royal.

Date de création : 31/03/2008 : 22:16
Dernière modification : 12/10/2008 : 22:45
Catégorie : 2006
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